Augmentation du salaire minimum interprofessionnel (SMI) en Espagne

SMI 2026 BOVE MONTERO Exención IRPF SMI Incremento Salario temporeros

Le gouvernement a approuvé une augmentation de 3,1 % par rapport aux chiffres de 2025, qui s’appliquera rétroactivement à compter du 1er janvier 2026.

Le SMI 2026 est fixé à 1 221 € par mois (17 094 € par an), soit une augmentation de 3,1 % par rapport à 2025, avec effet rétroactif au 1er janvier. Cette augmentation est obligatoire pour les salaires inférieurs à 17 094 €, s’applique proportionnellement aux contrats à temps partiel et concerne également les travailleurs saisonniers et les employés de ménage. Elle implique des ajustements des cotisations sociales, le paiement d’arriérés et est exonérée d’impôt sur le revenu. Parallèlement, le gouvernement prépare des mesures visant à limiter l’absorption de cette augmentation par d’autres primes salariales.

 

Nous vous informons que le Conseil des ministres a approuvé le décret royal établissant le nouveau salaire minimum interprofessionnel (SMI) pour l’exercice 2026. Cette mesure, qui résulte de l’accord entre le Ministère du travail et les syndicats, sera appliquée avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2026.

  1. Nouveaux montants pour 2026

L’augmentation approuvée est de 3,1 % par rapport aux chiffres de 2025, et est fixée comme suit :

 

Concept Montant brut
SMI mensuel (14 paies) 1 221,00€
SMI annuel (calcul total) 17 094,00€
SMI quotidien 40,70€
Travailleurs temporaires et saisonniers (journée) 57,82€
Employés de ménage (prix heure) 9,55€

 

  1. Aspects clés à prendre en compte

  • Effets rétroactifs et arriérés :

Une fois publié au BOE, les entreprises devront payer les arriérés correspondants à compter du 1er janvier 2026. Cela implique non seulement le paiement au travailleur, mais aussi la régularisation des cotisations de sécurité sociale.

  • Bases de cotisation :

L’augmentation du SMI entraîne automatiquement une augmentation de la base minimale de cotisation, ce qui se traduira par une augmentation du coût des cotisations sociales pour les entreprises employant des travailleurs à ces niveaux de salaire.

  • Absorption et compensation :

Actuellement, si un salarié perçoit plus de 17 094 € par an au total, l’entreprise peut compenser cette augmentation. Cependant, le gouvernement a annoncé une future réforme juridique pour limiter cette capacité et empêcher que l’augmentation du SMI soit « absorbée » par d’autres augmentations de salaire.

  • Impact fiscal :

Le SMI 2026 sera exonéré de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Les déductions seront ajustées réglementairement afin d’éviter que les retenues fiscales ne neutralisent l’augmentation salariale.

  1. Qui est concerné ?

Cette augmentation est obligatoire pour tous les travailleurs dont la rémunération annuelle totale est inférieure à 17 094 €.

  • Cela ne concerne pas les travailleurs qui perçoivent déjà un salaire supérieur à ce montant, sauf si leur convention collective lie spécifiquement leurs barèmes salariaux au SMI.
  • Contrats à temps partiel : Le montant sera appliqué proportionnellement à la journée de travail.
  • Contrats liés : Cela concerne également les limites des saisies sur salaire et les montants des indemnités versées par le FOGASA.

 

Comment le département du travail peut-il vous aider ?

Compte tenu de la complexité technique des règles d’absorption et de la réforme réglementaire imminente, notre équipe se tient à votre disposition pour garantir que votre entreprise respecte la législation et évite tout risque face à l’inspection du travail :

  • Audit des salaires : Nous identifions les profils de votre personnel concernés par le nouveau seuil.
  • Calcul des arriérés : Gestion des recouvrements à compter du 1er janvier 2026 et règlement correspondant.
  • Conseils sur la structure salariale : Analyse des avantages et des compléments avant le nouveau cadre de « non-absorption ».
  • Impact sur le recrutement : Évaluation du coût total de l’entreprise (sécurité sociale + salaire) pour ses prévisions 2026.
  • Contrats spéciaux : Régularisation des contrats de formation, des contrats saisonniers et des contrats des employées de maison.

 

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